KOSA franchit une nouvelle étape, cette fois accompagnée
La loi Kids Online Safety Act (KOSA) a été adoptée par la commission sénatoriale du Commerce, de la Science et des Transports cette semaine avec un soutien bipartisan, selon K-12 Dive. Le projet de loi n'était pas seul. Trois autres propositions législatives visant à protéger les jeunes en ligne ont également été approuvées par la commission le même jour.
Cela marque un nouveau pas en avant pour un projet de loi qui a passé des années à progresser au Congrès par à-coups. Comme nous l'avons signalé précédemment, la disposition relative au devoir de diligence de la KOSA a été adoptée par la commission sénatoriale lors d'un vote unanime, tandis qu'une mesure complémentaire, le SCREEN Act, était alors bloquée. La dernière action de la commission s'appuie sur cet élan, la KOSA progressant désormais aux côtés de trois autres projets de loi plutôt que de faire face au type de blocage qui a ralenti d'autres propositions de sécurité pour les jeunes.
Bien que le rapport de K-12 Dive ne détaille pas chaque disposition des trois projets de loi complémentaires, leur progression aux côtés de la KOSA indique que les législateurs de la commission considèrent la sécurité des jeunes en ligne comme un ensemble de mesures plutôt qu'une solution en un seul texte. C'est important pour quiconque suit la manière dont le Congrès prévoit de réglementer les plateformes qui collectent des données auprès des mineurs.
Pourquoi les défenseurs de la vie privée suivent cela de près
L'idée centrale de la KOSA est simple : obliger les plateformes concernées à intégrer des mesures de protection et des outils qui protègent les utilisateurs de moins de 18 ans, et leur imposer un devoir de diligence concernant le contenu et les choix de conception qui parviennent aux jeunes utilisateurs. Les partisans soutiennent que cela est attendu depuis longtemps, compte tenu du temps que les enfants passent sur les plateformes sociales et du peu de contrôle dont les parents disposent actuellement sur les données que ces plateformes collectent et sur les algorithmes qui façonnent ce que les enfants voient.
Mais ces mêmes obligations en matière de conception et de contenu qui rendent la KOSA attrayante pour les défenseurs de la sécurité des enfants sont ce qui incite les observateurs de la vie privée à y prêter une attention particulière. Toute loi qui exige des plateformes qu'elles identifient, surveillent ou vérifient quels utilisateurs sont mineurs soulève inévitablement des questions sur les données personnelles supplémentaires collectées pour effectuer cette détermination, et sur la durée de conservation de ces données. Le débat n'est pas nouveau. Comme indiqué dans la couverture de l'adoption de la disposition relative au devoir de diligence de la KOSA par la commission plus tôt cette année, la tension entre la protection des enfants et l'élargissement de la collecte de données par les plateformes a poursuivi le projet de loi à travers plusieurs sessions du Congrès.
Le fait que trois autres projets de loi aient progressé lors de la même séance de commission suggère que les législateurs tentent d'aborder la sécurité des jeunes sous plusieurs angles à la fois, plutôt que de s'appuyer sur une seule loi globale. Cette approche pourrait signifier des protections de la vie privée plus ciblées, ou bien des exigences de conformité qui se chevauchent pour les plateformes, chacune avec ses propres règles de traitement des données. Quoi qu'il en soit, les familles comme les plateformes devront surveiller comment ces projets de loi sont harmonisés si et quand ils seront soumis à un vote complet du Sénat.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes parent, ce vote en commission ne change rien à l'expérience en ligne de votre enfant aujourd'hui. La KOSA et les projets de loi qui l'accompagnent doivent encore être adoptés par l'ensemble du Sénat, être harmonisés avec d'éventuelles versions de la Chambre des représentants, puis être promulgués avant que les plateformes ne soient légalement tenues de modifier leur fonctionnement. Ce processus peut prendre des mois ou plus, et les sessions précédentes du Congrès ont vu des projets de loi similaires bloqués après leur approbation en commission.
Ce que ce vote indique, c'est un appétit bipartisan continu pour réglementer la manière dont les plateformes traitent les données des mineurs et leur exposition au contenu. Pour les parents qui comptent déjà sur les contrôles parentaux au niveau de l'appareil, les limites de temps d'écran ou les paramètres de confidentialité, rien de tout cela ne change à court terme. Pour les plateformes, le message est que le Congrès ne recule pas sur la législation relative à la sécurité des jeunes, même si le chemin vers une loi finale reste incertain.
Si vous travaillez dans l'éducation ou l'administration scolaire (K-12), il vaut la peine de suivre comment ces projets de loi définissent les « plateformes concernées » et quelles obligations ils imposent aux services utilisés dans les salles de classe, car les définitions de la loi fédérale sur la sécurité des jeunes ont souvent des répercussions sur la manière dont les fournisseurs de technologies éducatives traitent les données des élèves.
À retenir pour les lecteurs
L'adoption de la loi Kids Online Safety Act par la commission, aux côtés de trois autres projets de loi, est une étape procédurale significative, mais pas une ligne d'arrivée. Les lecteurs qui se soucient de la manière dont les données de leurs enfants sont traitées en ligne devraient :
- Surveiller si la KOSA et les projets de loi qui l'accompagnent font l'objet d'un vote complet au Sénat, car l'approbation par la commission n'est qu'une étape du processus législatif.
- Examiner les paramètres de confidentialité et les contrôles parentaux déjà disponibles sur les plateformes utilisées par vos enfants, plutôt que d'attendre l'entrée en vigueur de la législation.
- Prêter attention à la manière dont les exigences de vérification de l'âge, si elles sont incluses dans les projets de loi finaux, pourraient affecter les informations personnelles demandées par les plateformes.
Le Congrès a déjà tenté de faire passer des versions de la KOSA sans atteindre la ligne d'arrivée. Le vote en commission de cette semaine maintient la Kids Online Safety Act en vie pour un autre cycle législatif, et il convient de surveiller si le soutien bipartisan en commission se traduira par une loi concrète qui remodèlera la manière dont les plateformes traitent les données des jeunes utilisateurs.




