Le Vermont rejoint la liste croissante des États dotés de lois exhaustives sur la protection de la vie privée
Le gouverneur du Vermont, Phil Scott, a promulgué le projet de loi S.71, la loi sur la protection des données et la surveillance en ligne du Vermont, le 16 juin. Cette signature fait du Vermont le 23e État du pays à adopter une loi exhaustive sur la protection des données des consommateurs, ajoutant une nouvelle pièce à la mosaïque de protections étatiques qui n'a cessé de s'étendre ces dernières années. La loi n'entrera pas en vigueur immédiatement : les entreprises et les consommateurs ont jusqu'au 1er janvier 2028 avant que les nouvelles règles ne s'appliquent.
Ce calendrier est important. Les entreprises opérant dans le Vermont, ou traitant les données personnelles des résidents du Vermont, disposent désormais d'un délai pour examiner comment elles collectent, stockent et utilisent les informations des consommateurs avant que les obligations de conformité n'entrent en vigueur. Pour les résidents ordinaires, la loi représente une extension significative, bien que différée, du contrôle sur les données personnelles que les entreprises recueillent à leur sujet en ligne.
Ce que couvre la loi sur la protection des données et la surveillance en ligne du Vermont
La loi sur la protection des données et la surveillance en ligne du Vermont suit un schéma familier à quiconque suit les législations étatiques sur la vie privée. Elle établit des droits pour les consommateurs d'accéder, de corriger et de supprimer les informations personnelles détenues par les entreprises, ainsi que la possibilité de refuser certaines pratiques liées aux données. Ce qui distingue le Vermont de nombreuses lois étatiques antérieures, c'est l'inclusion explicite de la « surveillance en ligne » dans son nom et son champ d'application, signalant que les législateurs voulaient s'attaquer non seulement à la collecte de données dans l'abstrait, mais aussi à l'écosystème plus large de suivi, de profilage et de surveillance qui est devenu courant sur les sites web, les applications et les appareils connectés.
En rejoignant les rangs d'États comme la Louisiane, qui a adopté sa propre loi sur la protection des données de la Louisiane devant entrer en vigueur en 2027, le Vermont s'inscrit dans une tendance régionale croissante où les États devancent l'action fédérale en matière de protection de la vie privée. Les lecteurs qui souhaitent une analyse plus approfondie des dispositions spécifiques de la loi trouveront un explicatif plus complet dans notre article sur ce que signifie la loi sur la protection des données et la surveillance du Vermont en 2028, qui détaille les exigences de conformité que les propriétaires d'entreprises et les résidents devraient surveiller à l'approche de la date d'entrée en vigueur.
Ce n'est pas la première tentative du Vermont en matière de législation exhaustive sur la vie privée. Le cheminement vers le S.71 a impliqué des efforts législatifs antérieurs, et notre précédent reportage sur le moment où le Vermont a adopté le projet de loi S.71 retrace comment le texte a progressé au sein du Capitole de l'État avant d'arriver sur le bureau du gouverneur.
Pourquoi l'angle de la surveillance se démarque
La plupart des lois étatiques sur la vie privée se concentrent étroitement sur la collecte de données, leur vente et les demandes de droits des consommateurs. La décision du Vermont d'inclure la « surveillance en ligne » dans le titre de sa loi reflète un débat public plus large qui se déroule à travers le pays sur les technologies de suivi qui vont bien au-delà des courtiers en données et des annonceurs traditionnels. Ce débat a touché à tout, des empreintes numériques de navigateur aux outils de surveillance physique. Les discussions sur les lecteurs de plaques d'immatriculation automatisés et les réseaux de caméras, par exemple, ont attiré l'attention politique dans d'autres États, comme en témoignent les résistances persistantes détaillées dans notre rapport sur l'opposition à la surveillance par caméras Flock. La loi du Vermont ne réglemente pas directement cette catégorie de technologie de surveillance, mais sa formulation suggère que les législateurs sont de plus en plus conscients que la « vie privée » aujourd'hui ne se limite pas à la manière dont un site web gère les données d'un panier d'achat.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous vivez dans le Vermont, les effets pratiques de cette loi ne se feront pas sentir du jour au lendemain. Les entreprises ont environ un an et demi pour mettre en place des programmes de conformité, ce qui signifie que les droits créés par la loi sur la protection des données et la surveillance en ligne du Vermont, tels que l'accès, la correction ou la suppression de vos données personnelles, ne seront exécutoires qu'à partir du 1er janvier 2028. En attendant, il vaut la peine de prêter attention à la manière dont les entreprises avec lesquelles vous interagissez communiquent sur leurs pratiques en matière de données, car beaucoup commenceront à ajuster leurs politiques bien avant la date limite pour éviter une précipitation de dernière minute.
Pour les entreprises, en particulier les petites sociétés qui n'ont peut-être pas d'équipes dédiées à la protection de la vie privée ou aux questions juridiques, ce délai est une opportunité plutôt qu'un fardeau. Cartographier dès maintenant les données personnelles collectées, leur lieu de stockage et les tiers avec qui elles sont partagées rendra le processus de conformité final bien moins perturbateur.
Points clés à retenir
La nouvelle loi du Vermont ajoute un État de plus à la liste croissante des lois exhaustives sur la protection de la vie privée, renforçant une tendance qui ne montre aucun signe de ralentissement alors que de plus en plus de législateurs agissent en l'absence d'une norme fédérale unique. Les résidents doivent surveiller les avis de confidentialité mis à jour des entreprises qu'ils utilisent régulièrement à l'approche de la date d'entrée en vigueur de 2028, et les entreprises ayant des clients dans le Vermont doivent commencer à revoir leurs pratiques en matière de données le plus tôt possible. À mesure que d'autres États adoptent leurs propres versions de ces lois, rester informé sur leurs différences et les droits qu'elles confèrent réellement demeure l'un des moyens les plus simples pour les consommateurs de protéger leurs informations personnelles dans une économie de plus en plus axée sur les données.




