La portée de Flock Safety s'étend désormais à l'Italie, selon un rapport

Flock Safety, l'entreprise américaine à l'origine de l'un des plus grands réseaux de lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation (LAPI) aux États-Unis, aurait étendu sa présence à l'Italie. L'affirmation provient d'un article traduit, publié à l'origine en italien sur ComeDonChisciotte.org le 31 juillet 2026, puis partagé en anglais sur Substack. Le rapport original manque de détails opérationnels précis, mais son message central est clair : une entreprise déjà confrontée à un intense examen minutieux concernant la surveillance de masse aux États-Unis établit désormais une présence en Europe.

Pour les lecteurs qui ne connaissent pas Flock Safety, l'entreprise construit des réseaux d'appareils équipés de caméras qui capturent les plaques d'immatriculation, les caractéristiques des véhicules et les données de localisation lorsque les voitures passent. Ces données sont ensuite rendues consultables par les forces de l'ordre, souvent au-delà des frontières juridictionnelles. Aux États-Unis, ce modèle a généré une vague de débats politiques et de libertés civiles, et l'arrivée d'un système similaire en Italie soulève la question de savoir si ces mêmes préoccupations suivront.

Pourquoi Flock Safety attire l'attention

Le modèle économique de Flock Safety repose sur la vente directe de réseaux de caméras aux gouvernements locaux et aux services de police, souvent avec un débat public minimal avant la signature des contrats. Aux États-Unis, cette approche a suscité une opposition bipartisane. Des élus des deux principaux partis ont exprimé des inquiétudes quant au fonctionnement du réseau de caméras de l'entreprise et à qui revient en fin de compte le contrôle des données qu'elle collecte, comme détaillé dans le reportage sur les lecteurs de plaques d'immatriculation de Flock Safety sous le feu bipartisan.

Le débat ne se limite pas à Washington. Des responsables au niveau des États se sont également exprimés. Dans l'Indiana, la volonté d'un lieutenant-gouverneur d'examiner les lois sur la surveillance par caméras Flock reflète l'inquiétude croissante des législateurs d'État concernant la portée du déploiement des LAPI. Pendant ce temps, dans le Wisconsin, la technologie est devenue un point de friction politique suffisant pour que les candidats au poste de gouverneur soient divisés sur la question de soutenir ou de restreindre son utilisation.

La critique la plus virulente vient peut-être de l'intérieur même des forces de l'ordre. Un ancien policier de Rhode Island a publiquement averti que les systèmes de caméras de Flock permettent un niveau de surveillance de masse qui va bien au-delà de l'objectif déclaré de retrouver des véhicules volés ou de résoudre des crimes spécifiques. Ces avertissements comptent parce qu'ils proviennent de quelqu'un qui comprend comment la technologie est réellement utilisée au quotidien, et pas seulement comment elle est commercialisée.

Ce que pourrait signifier l'expansion en Italie

Le rapport traduit ne fournit pas de détails précis sur les villes ou agences italiennes potentiellement concernées, ni sur les accords de partage de données qui régissent le déploiement. Ce qu'il signale, c'est qu'un modèle de surveillance construit et perfectionné dans les banlieues et petites villes américaines ne reste pas confiné au marché américain. Étant donné la rapidité avec laquelle les réseaux de caméras de Flock se sont propagés au niveau national, souvent par le biais d'arguments de vente directs aux gouvernements plutôt que par des débats publics sur les marchés publics, une expansion internationale soulève des questions similaires à l'étranger : qui approuve ces déploiements, quelle supervision existe-t-il, et combien de temps les données capturées sont-elles conservées.

L'Italie, comme le reste de l'Union européenne, est soumise à des règles de protection des données plus strictes que la plupart des États américains, principalement par le biais du Règlement général sur la protection des données. La question de savoir si ces règles contraindront réellement la manière dont une entreprise comme Flock Safety opère, ou si l'application de la loi sera en retard sur le déploiement comme cela a été le cas dans certaines régions des États-Unis, reste une question ouverte que le rapport original ne résout pas.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous vivez dans une communauté où des lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation sont installés, que ce soit aux États-Unis ou désormais potentiellement en Italie, il vaut la peine de poser quelques questions directes. Qui a accès aux données que ces caméras collectent ? Combien de temps sont-elles conservées ? Sont-elles partagées avec d'autres agences ou juridictions ? Ce ne sont pas des préoccupations abstraites. Comme le montrent les reportages américains, les réponses surprennent souvent même les responsables locaux qui ont approuvé les contrats en premier lieu.

La vie privée est rarement perdue d'un seul coup. Elle s'érode par des déploiements progressifs qui semblent individuellement raisonnables — une caméra ici pour la récupération de véhicules volés, un réseau là pour la sécurité routière — jusqu'à ce qu'un système de surveillance complet existe sans que personne n'ait explicitement voté pour. L'expansion signalée de Flock Safety en Italie rappelle que ce schéma ne se limite pas aux routes américaines.

Points clés à retenir

Restez informé pour savoir si des systèmes LAPI sont déployés dans votre région, quel que soit le pays où vous vivez. Assistez aux réunions des gouvernements locaux où les contrats de surveillance sont discutés, car ces décisions sont souvent prises avec peu de participation publique. Posez des questions précises sur la conservation des données, l'accès et les accords de partage avant que des technologies de ce type ne soient installées. Et soutenez les exigences de transparence qui obligent les entreprises et les gouvernements à divulguer comment les données de surveillance sont utilisées, et pas seulement qu'elles sont collectées.